Sommaire


Sommaire
1. Les Géants de Pierre
2. Le Prince Souris
3. La Poule aux Oeufs Vides
4. L'Arbre Chocolat
5. La Princesse aux Oiseaux
6. La Compagnie des Cloches

La Compagnie des Cloches


« Ce soir, tu me racontes l’histoire de la Compagnie des cloches !
- Bien sûr, dit Balthazar.
- Et demain un histoire de dragon ! enchaîna Timothée.
- Et si je te dis que la Compagnie des Cloches est aussi une histoire de dragon ?
- Ah bon ? ça c’est chouette alors ! »
L’enfant se jeta sur son lit et se faufila sous les couvertures. L’instant d’après, il était disposé à écouter l’histoire de Balthazar.
Comme à son habitude, le Marchand de sable s’approcha et s’asseya délicatement sur le bord du lit. Calmement, il commença son histoire.

La Princesse aux Oiseaux


Le petit garçon était au milieu de sa chambre, encerclé par son lit, son armoire et son bureau. Il tenait à la main une épe de bois qu'il faisait tournoyer joyeusement dans les airs.
« Que fais-tu ? lui demanda Balthazar.
- Je combats un dragon, lui répondit Timothée, agitant le bras dans tous les sens.
- Ce n'est plus l'heure de jouer, lui dit Balthazar. Tu dois te coucher.
- Je ne joue pas, répondit Timothée, je combats un dragon ! Ce n'est pas du tout pareil. Je dois sauver le royaume et secourir la princesse.»

L'Arbre Chocolat


Timothée était déjà dans son lit lorsque Balthazar entra dans la chambre. Assis en tailleur, les jambes sous sa couette, il regardait le marchand de sable descendre de son nuage et passer par la fenêtre. Lorsqu’il vît le petit garçon, Balthazar sembla surpris.

«Tu es déjà couché ? demanda le marchand de sable.
- Tu m’as promis une histoire, répondit le petit garçon.
- C’est vrai. Mais je ne pensais pas te voir déjà dans ton lit.»
Timothée observa autour de lui, comme s’il était lui-même étonné de se retrouver là, puis il reporta son regard sur le Marchand de Sable.
«J’étais pressé d’entendre l’histoire du Lapin de Pâques, admit-il.»

La Poule aux Oeufs Vides

Ce soir-là, Timothée était debout à son bureau. Il regardait attentivement la pièce qu’il avait dans la main. Il la tournait et la retournait dans tous les sens, perdu dans ses pensées.

Balthazar arriva et entra par la fenêtre. Le petit garçon se tourna vers lui et lui dit distraitement :
« - Bonsoir Balthazar.
- Bonsoir Timothée, lui répondit le marchand de sable. Tu n’es pas dans ton lit ? »
Timothée regarda autour de lui surpris, comme s’il découvrait subitement l’endroit où il se trouvait. Puis, sans dire un mot, il alla s’asseoir dans son lit et remonta sur lui la couette bleue nuit sur laquelle étaient imprimées des millions d’étoiles et quelques planètes. Il resta là, assis, à regarder sa pièce.

Le Prince Souris

Lorsque Balthazar entra dans la chambre ce soir-là, Timothée était assis au milieu de son lit, les bras croisés et la tête baissée.
«Tu fais la tête ? demanda-t-il à l’enfant.
- NON !! cria Timothée.
- Mais tu es en colère.
- NON !! cria-t-il encore»
Balthazar s’approcha silencieusement et regarda le petit garçon. Il attendit que celui-ci veuille bien lui parler. Lorsqu’il leva la tête, Timothée était toujours en colère, mais Balthazar n’y pouvait rien. Alors le petit garçon décida de lui expliquer la raison de son courroux.


Les Géants de Pierre.


Il était une fois un petit garçon nommé Timothée qui ne voulait pas dormir. Tous les soirs, au moment de se coucher, il attendait que ses parents ferment la porte de sa chambre pour sortir de son lit, rallumer la lumière et jouer. Il pensait que dormir ne servait à rien, que ce n'était pas quelque chose d'intéressant. Alors il prenait un à un ses jouets et il veillait là, au milieu de sa chambre, jusqu'à ce que la fatigue se fasse trop forte et l'emporte. Chaque soir, il s'endormait un peu plus tard. Et chaque matin, ses parents, désespérés, le retrouvaient dormant sur le tapis de sa chambre. Ils avaient essayé beaucoup de choses pour que Timothée s'endorme à la nuit tombée : ils étaient restés avec lui jusqu'à ce qu'il ferme les yeux, ils lui chantaient des berceuses, ou bien ils lui cachaient ses jouets avant de partir...
Mais rien n'y faisait. Si tôt la porte fermée, Timothée ouvrait les yeux, sortait de son lit et se mettait à jouer tant qu'il pouvait.
Bien sûr, à force de dormir de moins en moins, le petit garçon devenait de plus en plus colérique en journée. Il n'arrivait plus à se concentrer à l'école et n'avait plus envie de sortir avec ses amis. Mais il s'en moquait. Il ne voulait pas dormir, un point c'est tout.